UN FESTIVAL UNIQUE par MONIQUE

 

Ce samedi 27 Septembre 2025, l’association HANDILETTANTE, nous accompagne à SAINT SATURNIN, pour découvrir le Festival des Jours de Lumière.

Nous sommes 11 Handicapés et 11 Bénévoles ; il y a toute toute une organisation à mettre en place. Les bénévoles sont venus nous chercher à domicile pour être sur place dès 10H15.

Après plusieurs jours de pluie, le soleil nous attend, ainsi que deux guides qui vont nous accompagner. Nous formons deux groupes pour traverser ce beau village au patrimoine exceptionnel, avec son église romane du XIIe siècle et son château royal. Saint Saturnin nous apparaît tel un musée à ciel ouvert, un espace d’expression artistique et de rencontres humaines.

Nous partons à la rencontre des artistes dans divers lieux d’exposition. Le thème « l’Art par le feu » nous suggère de nombreuses questions auxquelles les artistes se font un plaisir de répondre. Nous ne tarissons pas de curiosité. Mais l’heure tourne. Nos bénévoles font fi de toutes les difficultés d’approche de ces lieux pas toujours simples d’accès. A midi passé, ils ont bien mérité un temps de pause autour d’un pique-nique. Nous devons un grand merci aux organisateurs car un grand barnum nous est réservé pour nous installer confortablement. C’est un moment toujours exceptionnel pour nous handicapés qui sommes souvent isolés et solitaires. Ici nous pouvons partager nos émotions.

L’après midi nous sommes conduits en l’église où un concert de Gospel va nous faire vibrer et nous mettre plein de fourmis dans les jambes. On « s’éclate » par procuration. Nous voudrions que le concert n’en finisse pas, mais déjà une conférence nous attend. Nous sommes un peu ralentis par un spectacle de rue, l’art ici est présent sous toutes ses formes. Avec Christian JACCARD nous découvrons une technique artistique étonnante et détonante ; ainsi qu’un homme surprenant qui s’épanouit dans un travail d’empreinte éphémère.

Finissant ainsi notre journée, nous nous séparons emplis d’une énergie qui ressource notre goût de vivre malgré nos difficultés en attendant de se retrouver.

Pour ma part je me questionne encore. Les œuvres de Monsieur Jaccard sont-elles des empreintes éphémères ou pas, il reste les photos et une empreinte dans nos têtes…

Quant à notre empreinte individuelle en ce monde, est-elle coupable ou pas ? En tous cas les bénévoles de HANDILETTANTE peuvent-être fiers de ce qu’ils nous offrent en nous tendant la main pour partager ces beaux moments d’humanité et nous sortir de l’isolement : ces moments restent de véritables empreintes dans nos têtes, et nous aident à surmonter bien des obstacles dus à la dépendance.

Un grand merci aussi au Conseil Départemental qui a financé cette sortie et permit ainsi de porter notre regard sur des créations diverses et originales.

MONIQUE

LES JOURS DE LUMIERE à SAINT-SATURNIN par Evelyne

 

Samedi 27 septembre 2025 avec HANDILETTANTE



LE FEU. Le feu, tel est le thème choisi à Saint-Saturnin, pour sa 14ème édition des « JOURS DE LUMIÈRE ». A une encâblure au sud de Clermont-Ferrand, du 26 au 28 septembre 2025, Saint-Saturnin est en fête, fait la fête à l’art contemporain, à l’art abstrait, au feu.

Parmi les fort nombreux visiteurs, le groupe d’HandiLettante déambule d’un atelier à un autre – qui dans les garages, qui dans d’anciennes granges restaurées – où une trentaine d’artistes sont venus présenter leurs créations. Une vingtaine de visiteurs PMR et leurs accompagnateurs sont accueillis par deux guides – très attentifs à n’égarer personne – qui nous orientent vers les exposants qu’ils ont sélectionnés pour nous.

Le Feu, oui ! Choisi par les peintres, pratiquant non seulement la peinture acrylique ou à l’huile, mais l’ajout du feu par brûlis sur la toile, qui transcende l’expression de la beauté aux yeux de l’artiste : le feu modifie la matière et son traitement. Les sculpteurs, les céramistes et photographes n’étaient pas en reste.

Le Feu, oui ! Pour façonner le verre, le sculpter par l’intermédiaire du moule, le verre auquel on ajoute des oxydes (de plomb, de manganèse et bien d’autres) qui vont teinter la matière de différentes couleurs lesquelles réagiront à la lumière.

Le Feu, oui ! Elle a mis le feu dans la magnifique église archi pleine, bouclée pour ne pas troubler le concert que Fabienne Della-Monica a donné si généreusement – un concert de gospel qui a ému et emporté l’assistance dans sa joie communicative, à la fois empreinte de douceur et de puissance. Sa chaleureuse façon d’embarquer avec elle ses choristes, elle les choit et les entraîne dans son élan de générosité. Oui, Fabienne a mis le feu dans l’assistance, et à la fin, pour escorter le public vers la sortie, une haie de choristes saluant les auditeurs qui auraient volontiers prolongé la séance.

Comme le temps est compté pour profiter d’un maximum de prestations, une dernière est proposée au groupe avec la conférence de Christian Jaccard, artiste reconnu et sollicité pour de multiples séquences de son art éphémère. Oui, le feu ! Encore le feu, plus que jamais, avec cet artiste en recherche de la transfiguration des éléments sur tous supports (papier, moellons, métal…) : le feu et la couleur noire produite par la brûlure de mèches carbonisées laissent une empreinte ; la poussière de la combustion, agglutinée sur un support, donne la couleur noire. 50 ans de pratique, d’une rare opiniâtreté, donnent des résultats spectaculaires mais… éphémères. Sauf quelques rares réalisations qui seront pérennisées par la pose de vernis protecteurs.

Notre journée, elle aussi éphémère, laissera un souvenir qui lui, ne le sera pas.

Merci à Saint-Saturnin, merci à l’association Amos, merci aux artistes, merci au Conseil départemental - ayant facilité ce merveilleux accès à la culture sous toutes ses formes actuelles.



Evelyne



Récit effectué par Claudine pour la sortie du 10 août dans les Combrailles

Dimanche 10 aout 2025

Il fait très chaud !!!!!

Nous partons avec  Handilettante découvrir les Chats de Gouttières….

A midi, halte et repas à l’étang des Planches à Sainte Christine où nous découvrons des sculptures en bois diverses et variées bordant un chemin d’accès.

Nous traversons un petit bois où une table de pique-nique bien  ombragée  nous tend les bras.

Nous nous installons pour nous sustenter et après le repas, nous prenons la direction de Gouttières où nous attend Madame Pujol, Présidente de l’Association des Chats de Gouttières.

Dès notre entrée dans le village, nous apercevons une magnifique peinture murale  LE CHAT BOTTE.

Monsieur et Madame Pujol parents  de l’artiste peintre COFEE nous prennent en charge pour nous faire découvrir ce petit village de 300 âmes environ . Quasiment chaque maison est décorée d’un chat, le sien ou un chat imaginaire et pour faire le pendant au CHAT BOTTE un pan de mur est ornée de  LA CHATTE BOTTEE. Cette œuvre représente un travail considérable de par ses détails.

Devant la mairie, la sculpture d’un magnifique chat aux yeux verts en Douglas trône en maitre. Malheureusement le bois est en train de se dégrader mais il va être refait  prochainement dans un bois sain.

Pour  clôturer la journée, nous faisons la connaissance de COFEE chez ses Parents.

Pour financer partiellement l’Association des Chats de Gouttières, Madame Pujol peint et vend des galets décorés avec des chats.

Nous ne pouvions pas nous séparer sans avoir partagé la bonne tarte concoctée par Krystina et appréciée de tous !!!!

Fin de la journée dans la joie, la bonne humeur et la bienveillance.

Merci à tous les bénévoles.

Textes écrits par Monique pour la sortie du 10 août dans les Combrailles

 

Les statues de bois de l’Étang des Planches à Sainte-Christine sont bien plus qu’un simple décor naturel. Elles incarnent un véritable dialogue entre art et paysage.
Ces sculptures atypiques sont le fruit de la Fête du Bois, un événement annuel qui se tient autour du 25 juillet. Des artistes y sculptent à la hache ou à la tronçonneuse des œuvres souvent monumentales, certaines étant vendues, d’autres restant sur place pour enrichir le site.
Avant le pique-nique bucolique pris à l’ombre du sous-bois nous avons emprunté le sentier qui fait le tour de l’étang et permet de découvrir ces créations. Chaque sculpture semble surgir du bois comme une créature mythique
Ces statues sont une merveilleuse façon de faire dialoguer l’art et la nature. Elles donnent à l’étang une atmosphère presque féerique, comme si les arbres eux-mêmes racontaient des histoires. C’est un exemple parfait de wood-art, où le bois devient mémoire, poésie, et présence



Gouttières, un petit village de 318 habitants où Jean Marc et Marie Jeanne nous accueillent. A l’ombre dans l’ancien parc du château ils nous parlent avec passion  de leur projet. 

Tout a commencé en 2017 avec une sculpture en bois de chat installée devant la mairie. Face à l’enthousiasme des habitants et visiteurs c’est sous leur impulsion que le bourg s’est transformé en un véritable musée à ciel ouvert : le Cat Street Art, entièrement dédié aux chats On vous laisse imaginer pourquoi. Ce street art félin atypique est un bel exemple de valorisation culturelle en milieu rural, mêlant humour, art et identité locale

En route pour la balade artistique. Des grapheurs locaux comme Cofee, Rino, Topaz, Repy, … ont participé aux différentes éditions annuelles. Leurs œuvres ornent les façades, les portes et même le mobilier urbain du village. On s’extasie devant les oeuvres emblématiques telles que Le Chat Botté et sa compagne la Chatte Bottée de Rino, le Cat a Face de Cofee et Repy ainsi que le Lion’s Cat de Topaz et encore bien d’autres …

La balade se termine par un moment d’échange convivial en présence de Cofee.

24 fevrier 2024 - à la Maison des jeux, la DIODE, quelques mots de Françoise

 "Nous passons par un paysage d’autoroute et d’enseignes de magasins.

Et voilà, nous arrivons (dans un lieu improbable) à la DIODE, Temple Magique de jeux s’il en est : car en effet, sur les étagères on peut découvrir des boîtes et des boîtes de jeux différents.

J’ai retrouvé 2 adhérentes d’HANDILETTANTE, et nous avons formé une table de 3.

Le casse-tête en bois était compliqué, mais nous avons réussi à faire la Pyramide.

Après, à l’aide d’un jeu de cartes, chacune a tiré une figure géométrique en plastique d’une couleur différente (et il ne fallait pas que 2 mêmes couleurs se touchent, dans chacun des 3 cadres.

Cet après-midi festif s’est terminé par un bon petit goûter.

Il y avait aussi dans une salle des joueurs d’échecs très assidus (en tournoi ?) , et une exposition de photos de joueurs d’échecs : une rétrospective.

Voilà comment s’est passée notre bel après-midi : découverte et convivialité " 

 

7 juillet 2021 - 10 ans d'HandiLettante : témoignage de Floriane

 Sous le feu des projecteurs et au micro, nous avons eu à l'occasion des 10 ans d'HandiLettante le plaisir d'écouter les vers de Floriane, touchants et cocasses. Je vous laisse les découvrir : 

 

COMBIEN DE TEMPS...?

Combien de temps...

Combien de temps vais-je encore faire des zigzags avec ma copine la canne ?

On dirait une hurluberlue : je ne marche pas, je titube !

On dirait une timbrée, complètement bourrée !

Pourtant j'ai toute ma tête, mais les souvenirs s'emmêlent... comme mes pieds !

C'est un véritable tohu-bohu dans ma boîte cranienne...

J'entends tout, le moindre bruit me distrait, je perds le fil de mes idées.

C'est un gigantesque charivari : ça s'appelle l'hyperacousie.

Tout un programme, une symphonie, qui je vous assure, ambiance ma vie !

Maintenant que je parle et peux être comprise

j'n'arrête pas de dire des fariboles, des mots qui s'envolent.

Pourtant, pour moi ils ont leur importance, 

mais je ne trouve ni le temps, ni les mots nécessaires, pour exprimer ce que je pense.

On me dit de m'enlivrer pour retrouver ma pensée...

Mais chaque fois que j'ouvre un livre, les lignes se superposent et ça m'effraie !

Combien de temps dois-je attendre pour vivre pleinement comme avant ?

Combien de temps pour revivre des instants d'insouciance, de liberté, 

sans à chaque fois me rappeler ... que je suis handicapée ?!

Je veux à nouveau faire la ouf à tire-larigot, 

ragoûter au canyoning, m'embarquer en rafting sur des rivières déchaînées, 

voler en parapente, danser, grimper, sauter !

Je rête de taper dans une cible en karaté...

ça réveillerait en moi la gaieté !

Je dis "non" aux restrictions !

A présent, je vais explorer de nouveaux horizons !

7 juillet 2021 - 10 ans d'Handilettante : témoignage de Bénédicte

 

Mesdames, Messieurs,


Permettez-moi de vous témoigner de ce que m’a apporté HandiLettante.

Je suis adhérente à cette association depuis 2015. Une des premières sorties que j’ai faite avec HandiLettante, était de l’initiation à la sculpture. Ce fût le début de très nombreuses autres sorties, animations, initiations…

Grâce au partenariat avec Culture du Cœur, que je profite de remercier, je participe à des sorties théâtres, musique, danse… J’en suis très friande et je n’hésite pas à consommer !

Pour ces sorties, nous sommes accompagnés d’une personne « valide » de l’association. Ce sont des moments privilégiés où nous sommes seuls avec la personne accompagnante et cela permet d’échanger et d’apprendre à mieux se connaître. Ce ne sont pas forcément les mêmes personnes qui nous accompagnent à chaque sortie et donc petit à petit j’ai appris à les connaître individuellement.

HandiLettante me permet de sortir de mon isolement (je vis toute seule), de me cultiver, de découvrir de nouvelles expositions, des musées. Sans HandiLettante, je n’aurai pas fais la moitié de ce que j’ai pu découvrir.

Découvrir, oui chaque sortie est une découverte, un partage….

Je voudrais remercier tous nos bénévoles qui nous accompagnent pour nous permettre de faire ces sorties.

Permettez-moi de remercier Florence qui pendant quelques années a tenu la présidence de cette association entourée des autres membres du bureau. Merci Florence, de m’avoir permis de profiter de tout ce qu’a proposé HandiLettante depuis que je suis dans l’association.

Merci aux membres du bureau qui ont entouré Florence pour pouvoir mettre en place des sorties. Merci pour le travail que vous faites en amont pour organiser les sorties collectives.

Merci à Marie Thé d’avoir pris la suite de Florence à la présidence d’HandiLettante.

Merci aux autres associations qui sont en partenariat avec HandiLettante et qui contribuent à nous offrir toutes ces différentes sorties culturelles.

Pour terminer, je voudrai simplement vous témoigner toute ma gratitude, à vous tous les membres de l’association.

Je voudrai remercier aussi pour cet élan de solidarité de chaque membre « valide » de l’association qui pendant les confinements nous ont appelés une fois par semaine. Et croyez-moi, cela a été un vrai soutien durant ces périodes difficiles que nous avons traversées.

Merci à vous tous de tout ce que vous m’avez apporté et que vous m’apporterez encore.

Et j’espère que nous seront de nouveaux tous réunis (comme ne le dirait pas Patrick Bruel) dans dix ans afin de fêter les 20 ans d’HandiLettante !

Bon anniversaire à HandiLettante et je souhaite de tout cœur que cette association perdure le plus longtemps possible ! Si voulez bien rependre avec moi : « Joyeux anniversaire, Joyeux anniversaire HandiLettante, Joyeux anniversaire »

  Auteur : Bénédicte

7 septembre 2019 - Témoignage d'une PMR d'HandiLettante

 

Témoignage de Chloé, suite à la sortie HandiLettante du 7 septembre 2019 aux fontaines pétrifiantes de St Nectaire et à la visite théâtralisée de Besse

"HandiLettante est ma bouffée d'oxygène dans une vie où la maladie m'a peu à peu coupée de presque tous les liens sociaux. Lorsque le handicap prend toute la place dans votre vie, que vous avez difficilement l'énergie d'affronter le quotidien et que ni vie de famille ni vie professionnelle ne vous change les idées, les sorties proposées par cette association sont la bouée de sauvetage qui vous permet de penser enfin à autre chose et de profiter du moment présent. 

J'ai adoré cette sortie aux fontaines pétrifiantes de St nectaire qui a réveillé mon âme d'artiste, endormie depuis longtemps au milieu des perfusions et de la kiné. Je ne connaissais pas du tout, je ne savais même pas qu'elles existaient, et c'est un vrai bonheur de découvrir les richesses de ma région. Après un pique nique au chaud dans la salle municipale (merci !), nous sommes partis pour Besse où la guide nous a charmés avec une visite théâtralisée de la ville. C'était absolument passionnant, et je crois que personne n'a vu le temps passer. Moi qui fatigue vite et ai du mal à me concentrer longtemps, j'ai pu suivre les explications de bout en bout tant elles étaient vivantes ! Je suis heureuse d'avoir découvert cette ville que je ne connaissais pas, et je sais que si ma famille vient me rendre visite j'ai désormais de beaux endroits à leur faire visiter."

3 mars 2018 - Témoignage de Françoise lors de l'Assemblée générale


  "Cela va faire déjà 1 an que je suis adhérente à l'Association Handilettante.

  J'ai rencontré Marie-Thé au Centre Associatif de Bridge de Chamalières ; elle est venue vers moi, alors que j'attendais dans le hall ; et elle m'a envoyé par mail une invitation à l'Assemblée Générale d'Handilettante de l'année dernière.

  Vraiment, ma vie a changé : j'ai pu assister à des concerts, pièces de théâtre, expositions, excursions en car avec pique-nique, le tout dans une atmosphère très amicale.

  L'Association Handilettante a agrandi le champ des possibles pour moi, et m'a refait participer à des activités culturelles.

  Merci beaucoup à Marie-Thé, à toute l'équipe, à tous ceux et toutes celles qui sont venus me chercher et me ramener en voiture, et aussi à l'Association Culture du Coeur."

16 aôut 2016 - Au sommet du Puy de Dôme

UNE SORTIE AU SOMMET DU PUY DE DÔME,  MON RESSENTI,  UN TÉMOIGNAGE.

Rejoindre HANDILETTANTE,
c’est à coup sur prendre de la distance avec soi pour se fondre dans le groupe ;
c’est aussi, ouvrir son esprit et s’enrichir de nos différences ;
c’est chaque fois l’admiration du courage de l’autre ;
c’est une leçon d’humilité qui nous apprend à aller chercher dans nos propres ressources ;
c’est une force née du partage de nos énergies unies dans la même envie culturelle du moment ;
c’est un temps partagé qui nous permet de grandir à tous âges.
Alors pouvez-vous imaginer la fusion de nos ressentis lorsqu’une vingtaine d’adhérents, dont  8 personnes en fauteuils roulants, effectuent l’ascension du PDD ensemble ?

Vu de mon esprit c’est ainsi :
Les membres du bureau de notre association ont su œuvrer une fois de plus pour réaliser notre projet d’évasion au sommet du Puy de Dôme, grâce à une subvention du Conseil Départemental  que nous remercions vivement.
Le rendez-vous est donné, fin de matinée, casse-croûtes dans les sacs, sur l’aire d’embarcation du panoramique.
Pour ma part, je fais connaissance avec mes accompagnateurs du jour Chantal et Denis et  que je remercie ici, pour leur présence et leur attention. Ils m’ont conduite sur mon fauteuil roulant me permettant ainsi de pouvoir admirer la beauté du site et voir les différentes expositions. Et ils ont surpassé, non sans mal, tous les obstacles pour me porter jusqu’au sommet. Le monde est beau de ces gens qui donnent sans compter pour la joie de partager cette simple réalité : « L’Homme n’est rien sans les autres. »

Comme les particules de la matière, nous nous agglutinons sur le quai du petit train au milieu de nombreux touristes. Après avoir serpenté agréablement sur les pentes de la montagne en se délectant du superbe paysage, ce magma humain arrive à l’air libre au sommet du Puy de Dôme.
Au fond de moi je me dis, une fois encore, c’est magique ! Par petits groupes, on va et vient. Puis l’ascension reprend son cours jusqu’à l’air de pique-nique. Là quelques gouttes d’eau apaisent nos ardeurs et celles du soleil, un bref instant. Juste pour nous faire constater que la nature du lieu  peut être capricieuse.
La pause repas achevée, c’est avec beaucoup de talent et de professionnalisme que notre guide VINCIANE, nous entraine sur ses pas pour nous dévoiler les richesses de ce volcan qui nous est familier et pourtant toujours surprenant.

Je ne ferais pas ici un compte rendu de ses propos, ils étaient trop riches de savoir, je les abimerais en les restituant. Je reconnais que mes neurones me jouent aussi des tours. Il me faut venir et revenir et j’apprends toujours. Il y a de très beaux livres, des cartes, des sites internet, chacun en retiendra ce qui lui conviendra.
Mais je vous l’assure l’exercice est profitable, et VINCIANE a su titiller plaisamment nos esprits en nous faisant cheminer jusqu’au sommet de ce volcan endormi.
-    Michelin et l’aviation, devant la stèle d’Eugène RENAUX
-    La végétation, les fleurs et leurs propriétés
-    Le volcanisme et la géologie
-    L’histoire, les croyances, et le temple de mercure
-    L’économie locale d’hier et d’aujourd’hui
-    Les ambitions pour demain, l‘UNESCO


Louis et Camille, deux enfants souriants, partageaient volontiers leurs connaissances scolaires. Leur spontanéité  bousculant nos connaissances enfouies stimula rapidement la hardiesse des autres participants. Et la joie du partage s’étalât comme une explosion volcanique.

Après de longues heures de partage, d’effort, de contemplation et d’émerveillement, il fallut enfin dévaler la pente pour retrouver le petit train, tous emplis de chaleur. Cette chaleur venait du dehors comme du dedans.
Un bouillonnement  de satisfaction  général se mêlait à la température cuisante ; réparateur pour les uns sur les corps meurtris par les efforts faits pour pousser les fauteuils jusqu’au sommet ; occultant pour les autres, mettant le handicap dans l’oubli le temps de cette merveilleuse journée d’été.

Moi, j’avais cherché l’aspirateur à nuages, sans le voir. J’aimerai bien connaître les coulisses de l’observatoire météorologique.  Je me suis aussi prise à rêver de partir avec un de ces beaux parapentes qui survolaient les monts. Ici on respirait, loin du tumulte de la ville. Finalement, de retour dans mon appartement,  les nuages  m’ont inspiré les mots que je vous donne à partager, avec ma joie et ma reconnaissance pour ce moment.

Si la sécurité sociale savait chiffrer les bénéfices d’une telle journée, ce serait aussi bénéfique pour l’humanité que la découverte du carbone 14. Peut être finirait-on par arrêter de vivre avant tout pour et par l’argent, dans l’égoïsme et l’indifférence à l’autre. Je me trompe ?

Merci à tous.
Monique

le 16/10/2015 - FRED AU PAYS DES MERVEILLES.

  L’handicap n’a pas eu seulement (pour moi comme pour bien d’autres) l’unique inconvénient de me clouer dans un fauteuil roulant ni de me condamner à une forme de solitude; il m’a également sevrée d’une nourriture culturelle,  indispensable à la production de l’imaginaire, source évidente d’évasion d’un quotidien souvent synonyme d’ennui et de misère intellectuelle.
C’est ainsi qu’il y a quelques mois, je soupirai auprès de notre chère Florence : « C’est sûr à présent, vu mon âge et mon autonomie restreinte, je mourrai sans avoir vu Le Louvre ». Paroles qui ont fait sursauter de surprise la fondatrice d’HandiLettante qui, dans une charmante colère feinte me répondit : « Et pourquoi, s’il te plaît, tu ne pourrais pas aller au Louvre ? ». J’argumentai alors les impossibilités avec les multiples chaînes de l’handicap qui pour être connues, n’en sont pas moins lourdes et difficiles à dénouer : la véritable « épopée » que constitue le voyage en train pour une personne en fauteuil, le prix du billet, l’inconnu terrifiant que représente la traversée de Paris et l’évidente nécessité d’être accompagnée pour l’effectuer ; les billets à se procurer pour entrer au musée, la difficulté à se repérer dans « le saint des saints », tout cela m’apparaissait  plus comme un parcours du combattant que comme une sortie récréative et enrichissante !
Elle rétorqua avec sa devise désormais célèbre chez HandiLettante et que nous devrions, ce me semble, inscrire sur notre bannière : « Il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions ! »…Et devant mon visage interloqué, elle déroula en une seule phrase fluide  « l’abracadrabra » propre à dénouer le nœud gordien de mes espérances bloquées. Je lui souriais, un peu sceptique je l’avoue, échaudée par nombre de promesses restées lettres mortes, pensant que tout cela entrerait dans le flou des projets avortés, entouré de la vapeur des rêves et du conditionnel des « y’a qu’à » et autres « faut qu’on ».
Et c’est bien là où je me trompais et augurais bien mal de la personnalité de Florence. Car si notre amie parle, c’est toujours dans l’optique d’agir. C’est ainsi qu’après avoir bataillé quelques temps pour trouver une journée disponible dans son emploi du temps surchargé, Florence m’annonçait par mail que nous pouvions partir à Paris le 16 octobre (jour de son anniversaire !) pour passer toutes deux une journée au Louvre. Elle me téléphona quelques temps plus tard, avec un sourire dans la voix pour m’annoncer que les billets de train étaient pris au tarif le plus compétitif, que la ligne de métro desservant notre gare et menant au Louvre étaient (les seules de Paris !!) accessibles, que l’entrée du Louvre pour les personnes en fauteuil et leur accompagnateur étaient gratuites, que mon installation dans le train était prise en charge, aussi bien à l’aller qu’au retour,  par le personnel de la SNCF nous demandant simplement d’être présentes une demi heure avant le départ du train afin que ce placement s’opère dans les meilleures conditions : nous ne demandions pas mieux !
Et le miracle se produisit ! Le matin du 16 octobre, à 5 heures du matin, je vis arriver toute souriante (mais l’avons-nous déjà vu triste ou maussade ?) notre Florence qui, en un tour de main, installa ma personne et mon fauteuil dans sa voiture. Nous filâmes vers la gare où, une fois la voiture rangée sur une place handicapée avec mon GIC, nous arrivâmes en avance. Puis l’installation dans le train se fit avec une nacelle, un peu rétive mais obéissante tout de même aux manipulations du responsable et je fus installée avec le plus grand confort dans un compartiment, un poil frisquet, mais bien aménagé. Le voyage se fit sans encombre avec la rapidité d’écoulement de tout tête-à-tête enrichissant avec une personne intéressante.
Le temps gris et froid de Paris nous surprit car il était bien plus maussade que celui de Clermont mais nous n’eûmes pas trop le temps de nous appesantir sur lui. Nous partîmes pour le Louvre où nous arrivâmes après deux stations seulement de métro…
Après quelques hésitations sur la direction du Louvre (les parisiens, très aimables, nous guidèrent), nous sommes arrivées par cette entrée où la pyramide de Pei se tenait à notre gauche et le carrousel à droite. L’indication de l’entrée principale pour les personnes handicapées était très claire. Nous sommes entrées dans la pyramide où un ascenseur ouvert qui tenait de la nacelle (avec bords en cuir) nous permit de descendre au rez-de-chaussée tout en profitant d’une vue panoramique sur l’entrée du Louvre : c’était amusant (on aurait dit un tour de manège !) et impressionnant ; un liftier s’occupait seul de la commande.
Arrivées en bas, nous allâmes ranger nos affaires dans des vestiaires gratuits, les cellules situées au plus bas étant réservées aux personnes en fauteuil. Puis, libérées de nos bagages, nous pûmes apprécier l’étendue des beautés qui s’annonçaient autour de nous. C’était tellement majestueux, tellement immense de beautés accumulées que ce spectacle enchanteur longtemps espéré m’a mis les larmes aux yeux. Je regardais Florence qui souriait de mon émotion et je lui dis en l’embrassant : « Merci ! Merci ! »
Nous passâmes devant les guichets en arborant simplement ma carte d’invalidité et nous pûmes commencer par admirer le magnifique et imposant statuaire agencé là. Les audio guides (que Florence maîtrisait bien, heureusement pour moi !), nous précisaient des dates, des noms d’artistes des circonstances d’acquisition par le Louvre… Puis nous montâmes au premier étage où les merveilleux objets décoratifs, les luxueux appartements Napoléon III m’arrachèrent des « oh » et des « ah » d’admiration. Florence, comme un ange gardien, continuait à me pousser tout en m’expliquant le chemin qu’elle prenait. Des toilettes aménagées pour personnes handicapées se trouvaient à cet étage.
Mais le temps passe vite au Paradis et nous dûmes faire une pause repas car nos estomacs ne se contentaient pas des nourritures culturelles offertes. Pour optimiser le temps de notre visite, j’avais apporté de quoi pique niquer. Un grand espace dédié aux personnes qui se restauraient à la cafétéria du Louvre nous permit de nous installer simplement, avec petite table et pouf. Beaucoup de personnes pique niquaient là sans que personne ne songea à leur en faire remontrance.
La pause repas terminée, nous remontâmes au premier étage dont notre curiosité était loin d’avoir épuisé les trésors. Nous pûmes enfin faire connaissance avec la diva des lieux, je veux parler de « La Joconde ». Un balconnet en demi-cercle entourait le célèbre tableau et les gens devaient se tenir derrière lui pour ne pas approcher de trop près le chef-d’œuvre. Mais la pauvre Fred était perdue dans cette foule bien plus haute qu’elle et ne pouvait rien voir malgré l’insistance de Florence à demander aux gens de s’écarter. Enfin un des gardiens nous vit et vint à notre secours. Les gens furent écartés d’autorité et je pus passer devant le balconnet de sécurité pour admirer la belle plus près que quiconque ! Quel honneur ! Il me semblait que son sourire m’était personnellement adressé. Je la saluai  d’un « Bellissima ! », puis m’étant un instant noyée dans sa beauté intemporelle, je lui faisais « au revoir » de la main et partis rejoindre Florence, qui attendait en souriant de mon émoi.
Puis l’enchantement se poursuivit avec les autres italiens dont le divin Raphaël ; Florence me proposa d’aller voir la Victoire de Samothrace avant de monter admirer la peinture française du troisième étage, car le temps filait à grande allure… Je vis la majestueuse sculpture, bien plus belle que dans n’importe quel reportage télévisé ou sur toute photo d’art. Elle s’imposait seule dans un grand espace et ses ailes déployées donnaient une impression d’envol imminent comme si son marbre était plus léger que l’air : étrange sensation donnée par le génie des sculpteurs de l’antiquité grecque. Puis nous gagnâmes le second étage et là, David noud attendait pour étaler devant nous le sacre de Napoléon, mais il y avait aussi Delacroix et sa Liberté guidant le Peuple ; comment ne pas penser à Hugo et à l’héroïque petit Gavroche !
Mais la main de Florence s’appuya sur mon épaule pour me dire qu’il était temps de partir…Déjà ! Je me sentis comme Cendrillon contrainte de quitter un lieu de rêve pour revenir à la réalité. Au fond de moi s’ébauchait un désir en forme de projet : « Je reviendrai ! »
Avant de quitter le Louvre, Florence ne manqua pas de se renseigner pour une éventuelle sortie d’un groupe d’HandiLettante auprès d’une jeune italienne à l’accent charmant qui nous a remis papiers et coordonnées utiles.
Puis ce fut l’inévitable retour sans amertume car la journée avait été fertile en émotions. De nouveau l’accueil de la SNCF se fit dans les meilleures conditions et notre voyage en train fut aussi court que l’aller car le bavardage heureux fut incessant ! Arrivées à 21h20 à Clermont (le train avait pris ¼ d’heure de retard) nous avons retrouvé la voiture et Florence m’a raccompagnée jusqu’à mon domicile. Il ne me restait plus qu’à me coucher et à rêver…à quoi, à votre avis ?
Frédérique Marty.

le 17/05/2014 - Première grande sortie de Monique avec HandiLettante --

"Je ne peux pas finir cette journée sans vous dire que les truites ont enchantées mon repas de midi.
Je reste dans l'étonnement de la journée d'hier. Quelle expérience !!!
Merci, merci pour m'avoir permis de me joindre à vous.

Un partage culturel comme je n'en avais  pas eu depuis longtemps, l'accueil, la simplicité, la gentillesse, une journée au grand air, avec le soleil, tout çà à la fois.......
Je me suis assise sur le fauteuil, on m'a  poussée, mise  en bonne place sans que j'ai rien à faire ni à dire, et j'ai accepté........ Je ne trouve pas les mots pour dire ce que j'en éprouve.

 Alors merci, mille fois merci.
 Cette journée est à mes yeux une pépite qui vaut de l'or.
 Prenez soin de vous autant que vous savez le faire des autres.
 Bien sincèrement" 

Monique.

Le 22/02/2014 - lors de l'AG


J'ai rencontré HandiLettante il y a peu de temps: c'était à l'automne 2013. Pourtant que de choses vécues depuis!!
Je suis arrivée sur mes gardes car je sortais très déçue d'une association qui, à part m'utiliser, ne m'avait rien offert.
Méfiante donc, mais il ne me fallut qu'une sortie pour changer cet état d'esprit en une adhésion pleine et entière. Je compris avoir enfin trouvé les personnes qui cherchaient à faire accéder les gens en situation de handicap à ce vers quoi ils sont souvent privés (faute d'argent et d'aide physique): la culture.
Mais pas la culture momifiée des conférences ennuyeuses ou des livres périmés, non! La culture vivante! Celle que l'on voit évoluer devant soi, que l'on vit comme une entrée dans un conte de fées.
En premier vint la culture musicale. Je tiens à remercier HandiLettante de m'avoir offert la possibilité d'assister au premier opéra "en live" de ma vie!
Puis la culture historique de notre patrimoine, au travers de visites sur place pour écouter les vieux murs nous parler, avec une traductrice des Beaux-arts pour nous aider à comprendre ce que veulent nous dire les siècles écoulés.
Vinrent ensuite les cultures étrangères. Ah! Celles-là sont merveilleuses car en plus de nous enrichir, elles nous rendent tolérants et aimables à ceux qui ne nous ressemblent pas en apparence mais dont l'humanité nous éveille la curiosité et nous incite à la fraternité!
La culture de la peinture, de la sculpture, des religions, des collections hétéroclites et insolites, bref toutes les cultures où l'humanité offre le meilleur d'elle-même à nos petits neurones affamés!
On m'a demandé: "Qu'attends-tu d'HandiLettante?"
J'attends qu'elle ne change pas! Qu'elle garde toujours cette exigence de qualité dans ce qu'elle cherche à offrir ainsi que cette humanité sans fard dans sa façon de nous le proposer.
Alors pour tout cela, je tiens à dire "merci" à HandiLettante. Mais ce "merci" n'est pas une fin; au contraire c'est un début pour avancer dans ce que l'association peut nous offrir.
En effet la meilleure façon de remercier HandiLettante est de participer à son évolution. Nous ne devons pas être des hôtes passifs qui attendent à la table de la culture que le repas nous soit servi.
Remuons nous les méninges pour suggérer des idées de sorties, de visites, de rencontres. Nous devons être les propres acteurs de notre évolution culturelle et ainsi assurer la pérennité de notre chère association.
Nourrissons la de nos envies et de nos ambitions pour qu'elle garde longtemps sa haute place d'association à fort pouvoir d'altruisme.
Merci à tous. 
FRÉDÉRIQUE 

Le 16/02/2013

HandiLettante m'a permis d'aller au théâtre, au cinéma, voir des expositions en journée comme en soirée, en un mot, faire des sorties diverses et variées à des prix relativement peu élevés, en étant accompagnée et en sécurité.
Grâce à HandiLettante, je peux faire ce que je ne peux pas faire seule et que je n'aurais jamais pu envisager tel  que par exemple le week-end à Cluny. Merci à tous.
NICOLE S.

Le 11/02/2012

Carla et Marie Thérèse
 Je tiens beaucoup à remercier HandiLettante pour ses accompagnements proposés au cours de l'année 2011 écoulée, notamment la sortie à la Biennale de l'aquarelle à Brioude dont je garde un souvenir inoubliable et celle des carnets de voyage en novembre pour les expositions, les ateliers, les chaleureuses retrouvailles avec EBAN, le merveilleux aquarelliste, et d'autres très belles rencontres. J'ai pu également découvrir la librairie sonore "le chat noir" au pied de la cathédrale. Enfin j'ai eu la chance de faire la connaissance d'un artiste italien qui m'a fait l'honneur de me dédicacer un de ses carnets sur le Caire en Egypte.
Maintenant un bon conseil à tous: Faites toutes sortes de sorties, individuelles et collectives. Enrichissez vous, vivez des moments heureux et uniques avec l'Association HandiLettante.
Je souhaite que cette année 2012 soit aussi forte en émotions que riche sur tous les plans. Merci infiniment à l'ensemble des participants de cette cohésion sociale dont j'ai l'immense honneur et privilège de faire partie.
CARLA